vendredi 16 novembre 2007
42 km plus tard...
Non, je n'ai pas couru un marathon... J'ai juste affronté les grèves à ma façon : aller à pied au boulot ! 7 km allée, 7 km retour, le tout sur 3 jours et le compte est bon ! Et comme nous sommes revenus dans une période de rush - on dirait que les bulletins mi-trimestriels sont arrivés à la maison ^^; - le boulot est aussi crevant ! Sans compter que comme ma collègue est absente, je dois me tapper le double de travail, le tout en sachant que la semaine prochaine, je me prendrai un "Tu es en retard, va falloir accélérer !" alors que je bosse comme une forcenée !
Résultat, je suis morte... mais en week-end !! :D
Bon, je suis un peu condamnée à errer chez moi puisque j'ai les jambes chaos - et que ça va sûrement recommencer la semaine prochaine - donc ça va être grooooos repooooos. D'ailleurs, sur ce... ZzzzzzzZzzzzzz

PS : Je vous maudis ......... oui, vous là qui m'obligez à me lever plus tôt, à me balader à 1°C pour me rendre à un endroit peu chaleureux, à affronter le verglas, les vélos - que je déteste plus que jamais - et les rollermans, et à me retapper ça en sortant du boulot pour rentrer tard dans le froid et la nuit !
mardi 13 novembre 2007
Et c'est reparti !
Et avec la pluie cette fois ! Vives les grèves.... Bandes de *^$ù%`£ !
Bon courage à tous ceux qui vont devoir endurer ça à nouveau, en espérant que ça ne dure pas si longtemps...

Et merchi Vanou de me spammer mon Tsubie-chou avec tes messages d'encouragement :) - heureusement qu'on a le résumé écrit parce qu'on comprend quand même rarement ce qui est dit dans une langue étrangère avec du texte français ;p Sinon, le clin d'oeil est mieux passé gnihihi ^^
jeudi 8 novembre 2007
J'ai adopté un lapin arménien !
Il s'appelle Tsubie (obligé, il est trop choupi) et est mignon comme tout, blanc avec des taches bleues... heu violettes... heu non vertes... ah non, jaunes... rouges ? Bon, des taches quoi ! Il est arrivé il y a deux jours dans sa nouvelle demeure et a l'air de s'y faire ! Bon, il a eu du mal avec le mac au début, mais on a trouvé un point d'entente en trafficottant un peu ! ^^
Quoi ? ... Oui, c'est un lapin ! Promis ! Un lapin arménien !

Ok, je m'arrête là ^^ Yup, je l'ai enfin acheté mon Nabaztag ! Je le regardais avec envie et désespoir depuis noël 2006 et ça y est, j'ai franchi le pas et ai adopté cette petite bête technologique. C'est mon petit cadeau de noël avant l'heure ! XD
Le Nabaztag, c'est un petit lapin de 23 cm de haut qui se nourrit d'informations grâce à une connexion WIFI. En gros, ce bijou de technologie surfe sur internet toute la journée (le veinard :p) et partage avec nous toutes ces informations, en nous parlant, en nous faisant des signaux lumineux ou bien en remuant des oreilles. Totalement mignon ! Totalement inutile ! Totalement indispensable !!
Laissez-moi vous raconter la journée de mon petit Tsubie ! Ce matin, il m'a réveillé à 6h55 avec son petit son particulier puis un message de réveil (que je remplacerai par un ou deux mp3 plus tard) puis m'a annoncé la météo du jour. Après la douche, il a commencé à me lire les news du jour pendant que je buvais mon thé et il m'a donné la qualité de l'air sur Paris. Enfin avant mon départ, il m'a diffusé un petit podcast des '2 minutes du peuple' pour me motiver. Il s'est reposé toute la journée et s'est remis en route à mon retour. Il m'a fait le rapport de mes mails et une petite séance de tai chi. Il m'a aussi lu le clin d'oeil envoyé par ma collègue de bureau 'j'en ai marre de bosser, je veux rentrer'.

Voilà une petite journée digne d'un Nabaztag ! Et encore... Il y a beaucoup de possibilités – si on considère que sa nourriture perpétuelle est l'internet, alors ça paraît illimité ! Un truc que j'aime est que je peux le contrôler à distance : l'endormir pour ne pas rater de messages ou l'allumer pour au contraire qu'il dise un message à la personne chez moi (je sens que je vais faire des bonnes blagues à mon chéri ^^ 'va faire la vaisselle !'). Bon, le site officiel vous en dira plus !
Je laisse une petite image dans la colonne de gauche qui vous redirigera vers un site qui permet d'envoyer des messages. Il suffit d'écrire un nom, de choisir le type de message (écrits, clins d'oeil, musicaux), de l'écrire ou bien le sélectionner pour les clins d'oeil, et d'envoyer. Si mon Tsubie est marqué comme réveillé, c'est que je suis là et que je le recevrai immédiatement. S'il est en mode dodo, je le recevrai à mon retour. Dans tous les cas, il ne manquera pas de tout me lire ! N'hésitez pas à en user et en abuser gnihihi ^^
jeudi 1 novembre 2007
Un auteur Prestigieux : Christopher Priest
S'il y a bien auteur de SF que je conseillerais aux puristes autant qu'aux novices du genre, c'est bien Christopher Priest ! Une écriture simple et la fois subtile, il m'a grandement rappelé René Barjavel la première fois : un plaisir à lire, une lecture qui marque. Ayant apporté un grain d'originalité à la science fiction tout en réussissant à s'en éloigner pour se créer son propre genre, et malgré le peu de reconnaissance qu'il a – et ce, même s'il est encensé par toutes les critiques de la SF ! – l'écrivain britannique a gagné de nombreux prix littéraires pour ses oeuvres. Ses thèmes de prédilection sont les différentes perceptions de la réalité, les doubles et la gemmelité, les mondes alternatifs, le tout conduit par des narrateurs rarement très fiables !
"Toute fiction est métaphore. Rien n'y est réel. C'est pourquoi les romans de SF ne devraient pas avoir des glossaires de mots inventés, c'est pourquoi la fantasy ne devrait pas être publiée avec une carte indiquant où est ce foutu marécage. Les lecteurs semblent vouloir ces choses, mais les écrivains devraient résister à la tentation. L'abêtissement suit invariablement. Quand on essaie de rendre littéral ce qui est métaphorique, la métaphore meurt."
Le Prestige
C'est le 1er livre de Priest que j'ai lu, mais je dois l'avouer, pas parce que je connaissais l'écrivain ! C'est le film de Christopher Nolan qui m'a fait connaître l'histoire hors du commun de ces deux magiciens, promis à un avenir glorieux, mais se vouant une rivalité sans égale. Déjà, si vous n'avez pas vu le film, c'est un énorme manque à votre culture cinématographique tant c'est un véritable bijou ! En plus, qui dirait non à Hugh Jackman et Christian Bale ?
Après avoir vu le film, je me suis précipitée sur le livre (enfin bon, j'ai d'abord du finir le premier pavé tome de Jason Bourne). Grande satisfaction de voir que le film s'était un peu éloigné du livre, ça donne la bonne impression de ne pas voir deux fois la même chose. En sachant en plus que le film était excellent, je ne pouvait en attendre que du bon ! Petite synopsis (prise sur Amazon) :
Alfred Borden et Rupert Angier, deux prestidigitateurs hors du commun, s'affrontent dans un duel sans merci. Trois générations plus tard, au cours d'une enquête sur une secte, le journaliste Andrew Wesley fait la connaissance de Kate Angier. Elle lui révèle qu'il s'appelle en fait Andrew Borden et qu'une guerre oppose leurs deux familles depuis la fin du XXe siècle. Quand Andrew découvre le rôle exact joué par le scientifique Tesla dans toute cette affaire, sa vie en est bouleversée à jamais...
Au lieu de ne tourner qu'autour des deux héros comme dans le film, le livre s'ouvre sur les générations suivantes et les retombées de cette guerre entre Borden et Angier. Ce sont les petits enfants qui vont découvrir les journaux intimes de leur grands parents et les partager avec le lecteur. En effet, ce roman se résume à la vision des évènements par Alfred Borden en première partie et celle de Rupert Angier en seconde, le tout entrecoupé par la vie actuelle de leurs petits enfants. Borden raconte sa vie à travers une écriture rapide et dynamique, ses premiers accrochages avec Angier, pourquoi ils ont eu lieu, et bien sûr, nous rentrons rapidement dans la spirale infernale 'oui, je le comprends'. Mais vient le second témoignage, celui d'Angier, à l'image de son auteur : précis, détaillé, carré. Et nous nous questionnons sans cesse. Chacun perçoit des choses différentes, chacun essaie de comprendre l'autre. Car avant tout, cette histoire est celle d'un duel basé sur la magie et spécialement sur un tour, le nouvel homme transporté, créé par Alfred Borden et qui attise la vive jalousie de son confrère, mettant tout en oeuvre pour lui voler les secrets de ce tour !

Tous les thèmes principaux de Priest sont réunis dans une oeuvre magistrale qui se dévore du début à la fin. Ca reste le livre de Priest que je préfère : l'univers de la magie, le Londres de l'ère Victorienne, deux hommes s'affrontant sans répit (et rarement à la loyale), les enfants et petits enfants victimes de cette tragique expérience... Le nouvel homme transporté et Tesla. Une histoire que l'on n'oublie pas de sitôt.

Le Monde Inverti
Dès que j'ai terminé le Prestige, je me suis ruée au Virgin pour trouver d'autres romans de Priest. C'est Le Monde Inverti qui a gagné mes premières faveurs et je ne le regrette pas. Voici le 4e de couverture :
"J'avais atteint l'âge de mille kilomètres. De l'autre côté de la porte, les membres de la guilde des Topographes du Futur s'assemblaient pour la cérémonie qui ferait de moi un apprenti. Au-delà de l'impatience et de l'appréhension de l'instant, en quelques minutes allait se jouer ma vie."
Helward Mann est l'un des habitants de la cité Terre, une mégalopole progressant sur le sol inconnu d'une planète effrayante. Il ne sait rien de l'extérieur et doit maintenant jurer qu'il ne révélera jamais ce qu'il y découvrira. Mais le long des rails qui mènent à l'optimum, Helward découvrira un monde dominé par le chaos et la barbarie, des paysages déformés, éclairés par l'hyperbole du soleil.
Derrière ce résumé étrange repose une oeuvre très profonde. Qu'est-ce que cette cité Terre ? Pourquoi est-elle régit par un système de guildes ? Pourquoi les membres de ces guildes doivent-ils jurer de ne rien dire sur ce qu'il se passe à l'extérieur aux autres membres de la cité ? Et surtout, pourquoi la cité doit-elle voyager indéfiniment vers l'optimum, point qui semble toujours s'éloigner d'elle ? Priest nous offre ici une lecture remarquable de science-fiction où l'on découvre au fur et à mesure avec notre narrateur Helward Mann le monde qui l'entoure et son histoire. Questions scientifiques, questions philosophiques, questions sociologiques, rien n'y échappe. La fin m'a laissé un peu perplexe après un développement aussi conséquent, mais fait son effet : Le Monde Inverti laisse une marque indélébile et on a très vite envie de le recommencer ! D'ailleurs, j'ai eu beaucoup de mal à 'en sortir' pour commencer un nouveau livre de Priest !
Futur Intérieur
Voilà le dernier livre de Priest que je présenterai aujourd'hui ! Autant j'aime cet auteur, autant je n'ai pas envie de tout lire d'un coup (et bon, je voulais commencer les romans de Dexter ^^).
Ils sont trente-neuf à rêver un hypothétique avenir. Un futur idéal où notre civilisation prospère aurait laissé derrière elle les guerres, les inégalités, la surpopulation, le terrorisme et la pollution. Comment en arriverions-nous là ? C'est la question à laquelle doivent répondre les trente-neuf scientifiques du projet Wessex, dont on envoie l'esprit plusieurs centaines d'années en avant. Mais parmi eux, Julia Stretton a une tout autre définition du projet. Bien plus qu'une simulation, le Wessex futur est devenu pour elle une réalité tangible où tous ses fantasmes peuvent se réaliser... un paradis. Jusqu'au jour où Paul Mason, son ancien amant et persécuteur, devenu administrateur de la fondation qui finance le projet, décide de l'y suivre. Mais en Wessex, les identités changent au gré des caprices de l'inconscient. Comment alors lutter contre une menace dont on n'a pas même conscience ?
Je dois l'avouer, je suis beaucoup moins rentrée dans ce roman : peut-être à cause de ce que je disais sur le Monde Inverti – difficile d'en sortir – mais aussi à cause d'une narration assez bizarre, plutôt complexe parfois (ça ne me dérange pas, sauf quand je ne comprends vraiment rien) et des personnages pas très passionnants. L'héroïne est chiante mais on se débrouille tant bien que mal pour la suivre... et finalement, je ne regrette pas de ne pas avoir abandonné ! Derrière ces défauts se cache un roman intéressant avec quelques idées passionnantes. Où est la réalité, où est la fiction du Wessex ? Quelle est notre réalité ?